A propos de la section Moyen-Orient

« Notre santé est notre bien le plus précieux, sachons ensemble la conserver »... Un dicton souvent entendu, toujours consenti, si peu oeuvré.Plusieurs raisons peuvent expliquer cette attitude équivoque :

  • d’une part la prédominance de la croyance selon laquelle « ça n’arrive qu’aux autres » et une certitude de prémunition contre les accidents et de les maladies,
  • d’autre part le peu d’intérêt que portent les sociétés à la prévention des risques et des maladies et à la promotion de la santé. Ce désintérêt est lié aux coûts des actions de prévention et de promotion de la santé, qui nécessitent souvent des efforts continus et de la persévérance alors que la mesure exacte des résultats directs est rarement assimilée par le citoyen. La rentabilité à long terme pour la personne et pour les sociétés est cependant indiscutable. 

Les coûts des soins au Moyen-Orient sont de plus en plus élevés et les protections sociales, lorsqu’elles existent, sont insuffisantes. Ce paradoxe confirme l’importance de joindre les efforts préventifs et la nécessité d’élargir les réseaux de communication et d’échange dans le but d’offrir un support aux initiatives hésitantes, d’enrichir les expériences et d’élargir leur diffusion. Nous sommes tous concernés.

 

Le 5ème séminaire du REFIPS a eu lieu en octobre 2003 à Beyrouth- Liban au Centre Universitaire de Santé Familiale et Communautaire (CUSFC) avec la collaboration du Département de Pédiatrie de l’Hôtel Dieu de France et de la Municipalité de Beyrouth.

Depuis, plusieurs activités ont été entreprises ou sont en cours :

  1. Mise en place d’une clinique de jeunes au CUSFC, 2004 ;
  2. Elaboration d’un manuel regroupant les structures médico-sociales dans le pays (CUSFC), 2004 ;
  3. Elaboration d’un manuel regroupant les structures s’occupant d’enfants en situation de traumatismes au CUSFC, 2005 ;
  4. Création d’un Institut Libanais pour l’Enfance (www.childoflebanon.org) présidé par Dr Bernard GERBAKA, 2005 ;
  5. Mise en place d’un système de contrôle de la pollution de l’air RIF, MB, USJ ;
  6. Création d’une commission « Enfance et Jeunesse » à la Municipalité de Beyrouth (MB) ;
  7. Organisation de plusieurs séminaires sur la promotion de la santé et la sécurité :
    • Traumatismes domestiques chez l’enfant, Ministère de la Santé, MB, 2003 ;
    • Alimentation saine, OMS, MB 2003
    • Traumatismes scolaires, OMS, MB 2004
    • Traumatismes de la route, OMS, MB, FSI 2004
    • Table ronde sur la maltraitance d’un enfant, 1er congrès de médecine d’urgence, 2004
    • Table ronde sur la protection des enfants, Congrès Pan Arabe de Pédiatrie, 2005 ;
    • Séminaire sur le contrôle de la pollution de l’air, 2004, Ordre des Médecins, MB ;
  8. Lancement d’un programme de prévention des intoxications domestiques chez l’enfant, CUSFC et Centre Antipoison-Faculté de Pharmacie, 2003 ;
  9. Mise en place d’un comité national pour la protection de l’enfance au conseil supérieur pour l’enfance, 2004
  10. Lancement d’un Observatoire de l’enfant au Liban (OEL), au CUSFC avec la collaboration de l’Institut Libanais pour l’Enfance, 2006 ;
  11. Recherche exploratoire sur la situation de la maltraitance des enfants au Liban, à la demande de l’UNICEF au CUSFC (en cours);

En perspective : rentrer en contact avec les instances locales et régionales pour élargir le réseau du Moyen-Orient , notamment auprès des pays francophones limitrophes.

Comptes rendus

Recommandations/ 9ème Séminaire du 5,6 et 7 mai à Beyrouth

Moyen-Orient - Compte rendu

Neuvième séminaire francophone international

Jeunes et passion du risque : A quel prix ?

Beyrouth, le 8 mai 2011 : Le neuvième séminaire francophone international « Jeunes et passion du risque » organisé par le Centre universitaire de santé familiale et communautaire-USJ a clôturé ses travaux samedi au Campus des sciences médicales de l’Université Saint-Joseph. Durant les trois journées de travail, des chercheurs libanais et francophones ont débattu des stratégies scientifiques les plus à même de protéger les jeunes contre les accidents de la route, et au niveau de certaines activités sportives et ludiques et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les participants ont également abordé les problèmes de la violence et du suicide qui menacent les adolescents et les jeunes, surtout dans une société qui n’est pas à l’écoute de leurs difficultés et ignore les messages implicites qu’ils envoient à travers les actes violents, la haine de soi et les tentatives de suicide.

Durant la séance de clôture, le directeur général du ministère de l’Education, Monsieur Fadi YARAK, le représentant du ministère de l’Intérieur, le Général Joseph DOUEIHY, le représentant du ministère des Travaux Publics et la représentante du ministère de la Jeunesse et des Sports se sont engagés à développer les moyens de protection des jeunes contre les risques sanitaires et psychologiques par le lancement de programmes de prévention dans les écoles et les universités, la mise au point d’un système de contrôle des accidents dans les écoles, l’amendement de la loi sur la conduite routière, la sensibilisation du public au respect des lois de la sécurité routière, l’amélioration de  l’état des infrastructures routières et l’élaboration d’une médecine sportive.

Madame Hyam KAHI directrice du Centre de santé s’est engagée au nom du comité organisateur, à poursuivre les démarches nécessaires pour la mise en place des ateliers de travail et des conférences éducatives visant une meilleure élaboration du concept de la prévention des accidents chez les jeunes. En effet, ces derniers ont besoin d’un soutien plus grand et d’une écoute attentive de la part de la société.